Publié le 9 mars 2010

Inédits : retour sur la rencontre avec Jeanne Benameur

Inédits : retour sur la rencontre avec Jeanne Benameur

Aleph-Écriture (Île-de-France) accueillait Jeanne Benameur ce lundi soir 8 mars 2010 à l’Institut finlandais, pour la quatrième des rencontres « Les Inédits ».

Jeanne Benameur est l’auteur de romans remarqués, comme Les Demeurées (Denoël, 2000) ou Laver les ombres (Actes-Sud, 2008), ouvrage bientôt chorégraphié par Karine Saporta et pour lequel elle a reçu le Prix Dynamique au Fémin’Ain, ainsi que le Prix du Centre de la Lecture et du Livre (Poitou-Charentes) et le Prix du Livre Poitou-Charentes 2010. Elle est également l’auteur de nombreux ouvrages pour la jeunesse et de textes poétiques, parus notamment chez Thierry Magnier.

Devant une salle passionnée, elle a lu quelques extraits de son prochain roman, provisoirement intitulé Les Insurrections singulières, à paraître chez Actes-Sud en janvier 2011. Le récit lui a été inspiré par ses échanges avec les ouvriers d’Arcelor. Ceux-ci participaient à des réunions de travail organisées par La Forge http://www.laforge.org/front/laforg.... Antoine, un jeune ouvrier « décalé » (revenu depuis sept ans à l’usine de son père après deux années d’université), se trouve en « RTT forcées », son amie Karima l’a quitté, il est de retour pour quelque temps chez ses parents… Crise économique, crise personnelle : que faire alors, sinon partir, comme il en avait le rêve à l’âge de huit ans ?

Jeanne Benameur a répondu aux questions d’Alain André et à celles du public, sur l’origine du chantier, sur le processus d’élaboration du roman, parallèle d’abord à l’écriture de Laver les ombres, puis repris et abouti au cours de l’année 2009. Elle a souligné l’enjeu du texte : non pas un « témoignage », ou une « parole pour » les ouvriers, mais une prise de parole singulière, la sienne, radicale, dans le champ de la fiction. Et dans celui de la justesse : de l’émotion comme des mots.

Hubert Haddad sera le prochain invité des « Inédits », le lundi 12 avril 2010, toujours à l’Institut finlandais (médiation de Jean-Louis Escarret).

Pour en savoir plus : article 506

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