Faire écrire un public en détention ou en insertion
Les ateliers d’écriture œuvrent à la transformation sociale. Les personnes éloignées de l’écriture ou qui en sont exclues, tous ceux des marges, ont quelque chose de fondamental à gagner grâce aux ateliers d’écriture et aux dynamiques qu’ils suscitent. Grâce aux propositions d’écriture, ils peuvent s’exprimer peu à peu. C’est une histoire de rencontres et puis de dialogues : avec soi, avec l’Autre, avec la richesse et la force de la littérature.
Public
Cette formation s’adresse aux personnes souhaitant animer des ateliers d’écriture en milieu carcéral ou auprès de publics en situation de précarité ou de fragilité avec la langue, ainsi qu’aux animateurs et animatrices souhaitant répondre à des appels d’offre vers ces publics spécifiques.
Objectifs
- Acquérir les compétences qui facilitent l’accès à la langue et/ou à la lecture pour tous les publics
- Identifier les conditions nécessaires pour favoriser les interactions dans le groupe
- Concevoir des dispositifs adaptés et des stratégies positives pour permettre à des détenus, et /ou à des personnes sans domicile ou plus proche de l’insertion, de s’exprimer en écrivant
- Conduire des ateliers en adéquation avec les demandes des institutions
Prérequis / Orientation
Avoir suivi la formation à l’animation d’ateliers d’écriture.
Contenu
Il s’agit de trouver une approche et des dispositifs permettant aux publics en détention ou en insertion de s’exprimer peu à peu. Grâce au socle de la pédagogie active, ils découvrent au fil des textes qu’ils produisent, leur capacité à se dire, à dire leur place. Alors ils peuvent retrouver voix et voie dans les bruits du monde, ne plus désespérer, donner sens à leur existence. Ils font l’apprentissage d’une démarche collective afin qu’ici « les hommes puissent s’inventer ensemble » comme le recommandait déjà Francis Jeanson en 1973, dans son ouvrage « L’action culturelle dans la cité ».
Jour 1
- Définir les questions-problèmes autour des spécificités de ces publics : quelles représentations, quelles attentes, quels besoins ?
- Effets des difficultés sur la conduite des groupes
- Approfondissement de la dimension relationnelle dans le processus d’écriture
Jour 2
- Intervention de Sophie Genin, enseignante et formatrice, intervenante en milieu pénitentiaire.
- Identification des enjeux, spécificités et difficultés du public en détention. La difficulté peut se situer sur le plan social, psychoaffectif, ou dans le rapport avec l’acte d’écrire.
- Expérimentation de séances d’atelier d’écriture adaptées à un public en détention
Jour 3
- Propositions d’écriture et outils adaptés au public en échec scolaire (illettrisme, décrochage avec la langue)
- Intervention de Catherine Berthelard , expérimentations de séances
- Invention de séances d’atelier pour ces deux catégories de publics
Méthodes pédagogiques
La méthode d’Aleph-Écriture est active. Elle repose sur l’implication des participants comme de l’animatrice. Elle est également interactive. Les allers retours entre l’écriture individuelle, la lecture des textes et les échanges en groupe permettent de tester régulièrement si telle ou telle hypothèse fonctionne réellement, dans la visée de créer des textes qui donnent envie au lecteur de les lire jusqu’au bout.
Évaluation
En fin de stage, un temps de bilan oral invite les participants à revenir sur leurs attentes et sur ce qu’ils ont découvert. Chacun est ensuite invité à remplir le document-type de bilan qui lui est adressé par mail.
Pour les participants dont la formation a bénéficié d’un financement au titre de la formation professionnelle, l’animateur remplira un formulaire d’évaluation identifiant la progression, les acquis et les points d’amélioration à envisager, sur la base des objectifs énoncés dans la fiche de présentation du stage.
Faire écrire un public en détention ou en insertion
444 € ou 3 x 148€
pour les particuliers
888 €
formation continue (en savoir +)
