Publié le 15 avril 2010

Retour sur les Inédits du 12 avril avec Hubert Haddad

Pour l’avant-dernière soirée des Inédits de cette saison, Jean-Louis Escarret accueillait Hubert Haddad, auteur multiforme qui aborde avec la même énergie poésie, roman, critique, théâtre. "Si j’ai écrit dans tous les genres, c’est que j’écris dans ce seul lieu qu’est la poésie. Tous les romanciers sont des poètes qui s’ignorent".

C’est avec ce credo qu’Hubert Haddad invite le public, attentif et passionné, à entrer dans son laboratoire d’écriture : "Avant de commencer un texte, il faut trouver le point de vide absolu qui va rééquilibrer toutes les impulsions, trouver un endroit de grande liberté où on peut se libérer de soi, (...) protéger l’espace hallucinatoire dans lequel l’écrivain doit être, d’emblée".

Répondant aux questions de Jean-Louis Escarret et du public, il parlera de l’origine du texte, de "mise en disposition d’écriture", de l’impact du rêve (Il faudrait sortir de la paralysie du sommeil et noter tout ce qui vient du rêve), du roman comme "réalité toute entière ressurgie par l’imaginaire" et du conte (L’imaginaire est l’essentiel de la littérature), du travail de mise en forme, mais aussi de l’exil, du danger de la "crispation identitaire", de la mémoire fragmentée…

Il donne en lecture des extraits de quatre nouvelles écrites récemment, à paraître en mai sous le titre Vent printanier, où s’inscrit la thématique récurrente de l’oubli comme "perspective de la mémoire".

Le 10 mai prochain, Estelle Lépine recevra Patrick Goujon. A 24 ans, il publie chez Gallimard son premier roman, Moi non (2003), suivis de Carnets d’absence (2005) et de Hier dernier (2008) qui mettent en scène, dans une langue à la fois poétique, brutale, mélancolique, des personnages que nous frôlons chaque jour.

C’est avec plaisir que nous vous retrouverons pour ce dernier rendez-vous des Inédits.

Quelques photos de la rencontre avec Hubert Haddad le 12 avril