Publié le 24 février 2011

Retour sur les Inédits avec Nathalie Kuperman

Très belle soirée ce lundi 21 février en compagnie de Nathalie Kuperman (auteur de J’ai renvoyé Marta, Nous étions des êtres vivants, Petit déjeuner avec Mick Jagger…), accueillie par Estelle Lépine. La qualité de présence du public, la simplicité impliquée de l’auteur, la conduite fine et attentive de l’entretien ont permis un intense moment de partage autour des deux chantiers présentés par l’auteur : Contretemps 2 (à paraître chez Michèle Gazier et Marie-Claude Char aux Éditions des Busclats), et Les raisons de mon crime (en cours de contrat avec l’éditeur).

Nathalie Kuperman évoque l’effraction du réel comme source d’inspiration, d’où son désir d’écrire des romans en ayant « rencontré des personnages » mais « Inventer un personnage de fiction et en avoir une idée trop précise, ça ne marche pas. Le lien entre l’écriture et la vie quotidienne est très fort (…), c’est une histoire de frontières qui se rencontrent ». Nathalie Kuperman lit un passage inédit de Contretemps 2, roman palimpseste de Contretemps publié en 1993 au Serpent à Plumes. La seconde version, dit-elle, permet « de revisiter un roman écrit il y a vingt ans et de le pousser plus loin, d’être plus libre, d’arriver à lâcher tout en tenant quelque chose ».
Pour le second chantier, Les raisons de mon crime, Nathalie Kuperman évoque sa rencontre avec une cousine germaine qui ressurgit à son insu dans sa vie, et le travail de transformation des éléments du réel en fiction. « La narratrice se présente comme étant l’auteur et au fur et à mesure qu’avance le roman, la narratrice va devenir un personnage débusqué par le personnage de fiction, (…) ça part d’une problématique qui me traverse mais ce n’est pas autobiographique (…), c’est toujours une question extérieure qui provoque le roman, c’est quelque chose qui vient croiser ma vie, un élément extérieur qui provoque l’écriture, qui vient rencontrer une disponibilité, une envie ». De nombreuses questions permirent d’évoquer son rythme de travail, les livres qu’elle écrit pour la jeunesse, le rôle de l’éditeur et de la correctrice, l’écriture théâtrale, Pierrot le fou, et toujours le lien très fort entre la vie et l’écriture.

Notre prochain rendez-vous est le 4 avril 2011, à l’Institut finlandais où Aline Barbier recevra Olivia Rosenthal.

Merci à vous tous.

Joana de Fréville