Questions fréquentes
Il s’agit d’une formation - généralement sur mesure - centrée sur des textes que les personnes ont à produire dans le cadre de leur métier : courriers, notes, comptes rendus, bilans, rapports ou projets. On peut aussi faire rentrer dans cette catégorie les écrits journalistiques (revues professionnelles, journaux d’entreprises), les écrits de communication institutionnelle (plaquette et brochure d’entreprise, catalogues), et même les écrits de formation (mémoire et thèse universitaire).
Les formateurs d’Aleph-Écriture ont en outre l’expérience des formations à l’écriture correspondant à des secteurs spécifiques : secteur médico-social, entreprises et administrations, centres de formation.
A côté des écrits produits dans le métier (ceux cités plus haut), existent des écrits sur le métier : on parle alors d’écriture des pratiques professionnelles. En passant par l’écriture, on vise à construire des savoirs, transmettre l’innovation, transférer des compétences, améliorer la qualité du travail d’une équipe, voire obtenir des crédits, formaliser une réflexion, communiquer une image institutionnelle ou encore légitimer une profession en crise d’identité.
Un exemple : dernièrement, des agriculteurs ont suivi un atelier d’écriture de dix jours, sur plusieurs mois, afin d’écrire sur leur métier d’agriculteur et leur vie de paysans de Normandie. Ce travail va donner lieu à la réalisation d’un livre enrichi de photographies.
Ces formations concernent toutes les personnes, individuellement ou en équipe, qui ont à écrire dans leur travail ou sur leur travail. Personnes issues de formation professionnelle de niveaux V comme de niveaux I, personnels techniques et administratifs d’une entreprise, cadres et consultants, chefs de service et équipe de direction, psychologues, assistants de services sociaux, moniteurs éducateurs ou éducateurs spécialisés peuvent être les destinataires de nos formations.
Globalement, nous intervenons en écriture professionnelle auprès d’entreprises et d’administrations, d’établissements ou de structures universitaires, d’établissements du secteur social et médico-social, autrement dit partout où il peut être question d’écriture dans le champ professionnel et universitaire : il s’agit du domaine de spécialisation d’Aleph-Écriture depuis sa création en 1985.
Oui, puisque Aleph-Écriture est un organisme de formation permanente. Par ailleurs, les stages de formation à l’écriture professionnelle ou à l’écriture des pratiques professionnelles que nous proposons à notre catalogue annuel sont prévus pour entrer dans le cadre des durées légales du DIF (Droit Individuel à la Formation).
Les stages proposés sont conçus sur mesure pour répondre aux besoins spécifiques des organismes et établissements.
Cependant, nous pouvons proposer une série de stages type, sur les thématiques spécifiques de chaque secteur. Par exemple, dans le secteur médico-social : Écrire au sujet d’autrui après la loi de 2002, Écrire et évaluer les projets d’établissement, Accompagner évaluer l’écriture des stagiaires en formation initiale, Écrire et analyser ses pratiques. Ou, en entreprise et dans les administrations : Prise de notes, Comptes rendus, Rapports, Projets, Notes de synthèse, Gérer ses courriels, Écriture et management, Accompagner les écrits de ses collaborateurs, Plaquettes et catalogues, Se réconcilier avec l’orthographe et la grammaire, etc.
Nous proposons aussi des séminaires de créativité, ou l’accompagnement à la réalisation d’ouvrages institutionnels et de communication.
Les objectifs visés pendant ces formations dépendent de la demande spécifique du commanditaire, ainsi que des questions-problèmes énoncées par les participants. Cet ajustement s’effectue dès les premières heures des formations. Par exemple, une entreprise veut améliorer la qualité argumentative des rapports d’audit de ses consultants, une autre recherche une prise de notes plus précise au cours de la conduite d’entretiens téléphoniques, un établissement social vise une plus grande pertinence des rapports socio-éducatifs transmis aux juges pour enfants par ses éducateurs.
Du point de vue des formateurs d’Aleph-Écriture, il s’agit de permettre aux participants de passer d’une représentation et d’une pratique scolaires de l’écriture - liées à l’image de « bons » modèles qu’il faudrait respecter -, à une pratique plus vivante, dans laquelle ils s’autorisent à être davantage auteurs de leurs textes professionnels. Pour eux, il s’agit de devenir plus compétents, capables d’écrire "des textes plus diversifiés, correspondant à des situations de communication elles aussi plus diversifiées" (Dominique Bucheton, chercheuse en didactique du Français Langue Maternelle).
On pourrait dire que la seule chose qui est standard dans nos formations est notre dispositif pédagogique : l’atelier d’écriture. Pour le reste, le contenu de chaque stage est négocié avec les commanditaires, en fonction de leurs demandes, de leurs attentes, des besoins des publics et de leurs pratiques d’écriture et des objectifs souhaités pour la formation. Dans la mesure où nos formations tiennent compte des situations réelles d’écriture des participants et des questions qu’elles leur posent, nous essayons de travailler au plus près des besoins et d’apporter des réponses, de développer des outils, qui permettent de transformer les pratiques au jour le jour.
Il est vrai que lors de nos stages, nous avons plutôt l’habitude de commencer à faire travailler les participants en abordant la question de leur rapport à l’écriture et de leur implication dans les écrits qu’ils produisent. Cependant, lorsque les stagiaires ont une formation professionnelle plus technique, par exemple, nous préférons commencer par des propositions de travail moins directement impliquantes et par travailler une dimension, elle aussi plus technique, de l’écriture : le contrat de communication, la prise de notes pour un compte rendu, etc.
Dans le secteur médico-social, les demandes concernent souvent les effets des nouvelles législations sur les écritures du travail : loi de 2002, écriture et évaluation des projets d’établissement, implication de l’auteur, projets individualisés. Les entreprises et les administrations demandent des interventions sur les bases de l’écriture professionnelles, sur les comptes rendus et les rapports, ou les courriers, sur les écrits de direction également. D’autres demandes portent sur l’écriture des pratiques professionnelles. Il arrive également que l’on nous demande d’organiser des lectures publiques à partir de textes écrits par les participants à nos formations.
On travaille efficacement avec un nombre de 6 à 12 participants. Avec un groupe trop réduit, les interactions risquent de ne pas être très dynamiques. Un groupe trop important alourdit le fonctionnement. Dans le cadre d’une formation à l’écriture, on prend le temps de travailler sur les textes écrits par chacun. Autant de participants, autant de lectures des textes et de retours sur les productions. Un nombre trop faible ou trop élevé de participants n’a donc pas la même incidence sur le fonctionnement et le déroulement de la formation.
Quoi qu’il en soit, il est préférable que les participants soient volontaires pour suivre cette formation qui demande, rappelons-le, une véritable implication.
Une formation à l’écriture permet de travailler avec des publics qui ne sont pas nécessairement homogènes, tant sur le plan professionnel que dans leurs pratiques d’écriture. Toutefois, attention aux grands écarts, aussi bien au niveau des formations initiales que des typologies de textes à produire dans le cadre du travail, et de leur complexité.
Bien entendu, il n’est pas nécessaire d’avoir déjà suivi un atelier d’écriture à visée littéraire pour s’intégrer aux formations à l’écriture professionnelle proposées par Aleph-Écriture. D’autant plus que le contenu et la durée des formations tiennent compte des objectifs du stage, du niveau de formation et du rapport à l’écriture des participants. Nous commençons aussi nos formations en faisant travailler les stagiaires sur les problèmes qu’ils rencontrent dans l’écriture et les questions que cela leur pose, ce qui permet également de valider leurs niveaux d’attente et d’exigence. Nous avons l’habitude de considérer que c’est au stagiaire en plus grande difficulté que nous devons accorder la plus grande attention.
Si un supérieur hiérarchique, chef de service ou directeur par exemple, souhaite participer au même titre que ses collaborateurs à une formation, il est important de pouvoir en discuter préalablement : est-ce par curiosité, par intérêt pour les questions d’écriture, par besoin réel de se former ? Cette participation ne peut être recevable que si la personne concernée accepte totalement de « jouer le jeu » de la formation : même implication que les autres participants, même travail et retour sur ses textes, etc. Cela fonctionne très bien pour certaines équipes, pour d’autres pas du tout. Cela dépend notamment de la qualité des relations hiérarchiques entre les gens, de leurs modalités de coopération et de la convivialité de leurs relations. Certains chefs de service ou directeurs s’abstiennent purement et simplement, de façon à laisser leurs équipes travailler entre elles, débattre de leurs questions et difficultés d’écriture dans le cadre de la formation et de la confidentialité qu’elle appelle nécessairement.
Dans la mesure du possible, l’organisation de la formation tient compte des impératifs de fonctionnement des entreprises ou des établissements. S’il est impossible, pour une structure, de mettre en place trois journées consécutives de formation parce que c’est incompatible avec son activité, d’autres modalités peuvent être trouvées. Pour une meilleure efficacité, il est préférable de disposer de sessions de deux ou de trois journées consécutives : on « entre » dans la formation et l’on s’appuie sur la dynamique du travail engagé pour poursuivre. On peut aussi travailler au rythme d’une journée par semaine ou tous les quinze jours. Quoi qu ‘il en soit, il est préférable de ne pas espacer les sessions de formation de plus de trois semaines. Autrement, la première matinée de reprise sert souvent à relancer le travail, à se remettre dans l’écriture.
Nous constatons que les formations en intra peuvent durer entre 3 et 10 à 12 journées, pour les formations les plus longues. Il nous est arrivé de proposer un atelier régulier d’écriture professionnelle dans une structure, d’une durée d’une dizaine de jours, qui ne devait pas dépasser une année. La moyenne est souvent de 6 journées par groupe de stagiaires.
Habituellement, les journées de formation sont de six heures. Au-delà, il n’est pas certain que l’on continue d’être efficace. Une pose est prévue en milieu de matinée et d’après-midi.
Il y a rarement du « travail à la maison », mais cela peut arriver …
Les objectifs d’un stage sont normalement en relation avec sa durée et la construction du contenu d’un stage repose sur une idée de progression pédagogique. Plus on avance, plus l’on peut traiter d’écrits complexes (passer de l’implication personnelle dans l’écriture à l’aspect technique de cette écriture) ; plus les stagiaires ont de pratique d’écriture et s’autorisent à écrire, plus le formateur peut aller loin dans les retours qu’il leur fait et engager les participants dans une réelle réécriture de leurs textes. Ces niveaux d’exigences s’adaptent aux compétences en écriture des stagiaires.
Toutefois, à la fin d’une formation, les stagiaires peuvent avoir envie de continuer à se former, soit parce que la formation leur a tellement plu qu’ils ont envie de continuer à travailler sur les questions d’écriture, soit parce qu’ils se rendent compte que l’écriture professionnelle et l’écriture des pratiques professionnelle sont des domaines plus vastes que ce qu’ils envisageaient. Disons qu’il est plus fréquent que les stagiaires demandent une suite lorsqu’il s’agit d’une formation de courte durée.
Quelles sont les spécificités pédagogiques d’Aleph-Écriture ? Les formations à l’écriture professionnelle dispensées par Aleph-Écriture se déroulent dans le cadre pédagogique de l’atelier d’écriture. L’atelier n’est pas une fin en soi, mais un dispositif pédagogique particulièrement actif et impliquant qui facilite la construction individuelle et collective des savoirs, ainsi que leur transformation en savoir-faire.
Le fonctionnement d’une séance d’atelier repose sur quelques principes, notamment que chaque participant écrit et lit sa production. En effet, un animateur, garant du dispositif, propose une démarche d’écriture : en lisant un texte en lien avec la séance de travail, en proposant un jeu de rôles mettant en scène une situation d’écriture professionnelle. la proposition d’écriture est suivie d’un temps d’écriture individuelle, puis de la présentation d’une médiation : c’est-à-dire d’un ou plusieurs textes permettant de réfléchir à la question méthodologique ou technique abordée en atelier. Elle ouvre des pistes de retravail possible pour les textes de premier jet de chaque participant. Ces médiations sont discutées en petits groupes. La séance se termine par la socialisation des textes, à voix haute ou sous la forme d’affiches ou de photocopies soumises à la lecture des participants.
Il s’agit donc d’une méthode :
participative, car elle prend en compte les questions et les situations-problèmes rencontrées par les participants (chaque formation commence par le repérage des questions et des problèmes d’écriture de chacun)
active et efficace, car elle fait alterner temps d’écriture individuelle et recherche personnelle, pour chacun des participants, à partir de mises en situation concrètes (dossiers, jeux de rôle, etc. ) ; elle s’appuie aussi sur des travaux en petits groupes, des temps d’échanges et d’apports théoriques en grand groupe. Cette alternance de situations repose sur une conception de la construction des savoirs (culturels et opérationnels) qui constitue une spécificité d’Aleph : elle vient des travaux du psychologue Henri Wallon (l’auto-socio-construction des savoirs, à propos de la construction des savoirs chez l’enfant) et du psychologue russe Lev Vygotski (sur la réflexivité). Elle privilégie l’implication directe de tous les participants. Jeux de rôles, production de textes, analyses et échanges collectifs autour des écrits favorisent une approche dynamique des thèmes et sujets traités.
pragmatique, car elle vise l’amélioration effective du travail individuel et collectif ainsi que la maîtrise des situations, des questions et des problèmes d’écriture pris en compte ; elle permet au mieux le réinvestissement des acquis de la formation.
Tous ne sont pas immédiatement mesurables et de la même façon.
Pour les participants, les premiers résultats repérables concernent la transformation de leur rapport à l’écriture : ils osent écrire, s’autorisent plus facilement à le faire et savent résoudre les difficultés rencontrées en cours d’écriture. Ensuite, ils ont intégré qu’écrire relève d’un processus, qui s’engage dès les premiers mots posés sur la feuille et qui comprend des étapes de relecture et de réécriture, jusqu’à la version finale du texte. Autrement dit, ils développent leurs compétences en matière de relecture de ce qu’ils sont en train d’écrire, ce qui permet de réfléchir à la stratégie qu’ils développent vis-à-vis de leurs destinataires. Ils distinguent mieux les fonctions des différents types d’écrits : note de service, lettre, compte rendu, bilan, rapport ou projet. Ils intègrent que l’écriture est un processus vivant et dynamique et que le plan d’un texte, plutôt que d’être quelque chose de figé, relève d’un trajet que l’auteur propose au lecteur dans une logique de compréhension de ce qui est dit, et d’argumentation. Leurs textes y gagnent en lisibilité. Enfin, les participants développent entre eux une culture commune de l’écrit, notamment une façon d’aborder entre eux l’écriture moins scolaire et plus souple qu’avant la formation.
Tout cela se répercute sur la production des écrits au sein de l’entreprise ou de l’établissement, parce que le fait d’écrire y retrouve du sens. On n’écrit plus simplement parce que l’employeur le demande ou l’exige, mais parce que cette activité est redevenue plus vivante et qu’elle s’inscrit pleinement dans les processus de travail et d’échange entre les salariés.
Enfin, des organismes proposent à certaines catégories de personnels, souvent de niveau V, de suivre un atelier d’écriture (du côté du plaisir d’écrire, de la réassurance) afin de les aider à renouer avec l’envie de suivre des formations.
Après un premier contact téléphonique ou par courriel, il est possible de convenir d’un rendez-vous pour envisager un projet de formation. Ces échanges peuvent aussi se dérouler uniquement par téléphone.
Aleph-Écriture adresse ensuite au commanditaire un pré-projet qui sert de base de discussion, tant sur le contenu que sur l’organisation proprement dite de la formation. Si nécessaire, un formateur d’Aleph-Écriture, par exemple celui qui est pressenti pour cette intervention, peut se rendre sur place afin de rencontrer les futurs participants : il présente les objectifs, la méthode et les contenus de la formation, répond aux questions. Cette démarche d’information peut aider le commanditaire à valider, en interne, la proposition de formation qu’il soumet à ses équipes. Dans certains cas, Aleph-Écriture peut également aider l’organisme à rédiger un texte d’information interne ou le texte d’un catalogue de formation, de manière à promouvoir au mieux la formation.
Une fois le projet d’intervention validé et ses modalités pratiques définies, Aleph-Écriture adresse une convention simplifiée au commanditaire.
Dans le domaine de l’écriture professionnelle, Aleph-Écriture peut se trouver en concurrence avec de grands organismes de formation qui ont, très souvent, une offre généraliste : ils vendent des formations classiques (cours théorique + exercices) à la communication écrite, mais aussi des formations au management, à la gestion, au secrétariat, en développement personnel (gestion de temps, du stress, à la prise de parole, etc.). Bien souvent, leurs formations sont courtes, et même de plus en plus courtes (2 à 3 jours au maximum), très techniques (pour bien écrire il suffit de faire comme ceci ou comme cela). Cela peut séduire les entreprises qui veulent que leurs personnels se forment en un minimum de temps (raisons de coûts, d’absence du poste de travail). Mais aujourd’hui, les responsables de formation se rendent compte que ce n’est pas en 2 jours que l’on transforme le rapport à l’écriture des personnes qui ont des difficultés à écrire : il faut plus de temps que cela, plus d’investissement personnel de la part des salariés.
Face à ces organismes généralistes, Aleph-Écriture peut aussi se référer à ses vingt années et plus d’expérience dans le seul domaine des pratiques sociales et professionnelles de l’écriture.
Ils sont par exemple formateurs, journalistes, concepteurs-rédacteurs ou chargés de communication. Ils ont, de fait, une grande pratique de l’écriture dans le champ professionnel, ce qui leur permet d’accompagner au plus près les stagiaires dans leurs demandes.
Ils ont par ailleurs suivi eux-mêmes des ateliers d’écriture à visée personnelle et littéraire, ainsi que des ateliers d’écriture professionnelle. Ils se sont également formés à l’animation d’ateliers d’écriture auprès d’Aleph-Écriture.
Ils travaillent également en groupes d’échange et de capitalisation de pratique, participent à des groupes de travail et de formation en lien avec la recherche dans le domaine de l’écriture ou des thématiques particulières.